Soirée NLPNL - Existe-t-il un « Mode d’Emploi de la Vie » ?

vendredi 23 octobre 2009

J'ai une nouvelle fois assisté à une conférence NLPNL de haut niveau présentée par Philippe Dupont Consultant Formateur PNL. Il nous a présenté son travail de 35 ans sur cette idée qu'il est possible d'avoir un mode d'emploi universel de la vie au même titre qu'un mode d'emploi pour un appareil photo. Philippe a répertorié un certain nombre de citations et concepts qui l'ont aidés dans sa construction et dans sa vision du monde.

Les idées et convictions qui ont marqué mon attention:

  • De base, nous avons envie de vivre, le spermatozoïde qui nous a conçu a vaincu 200 millions d'adversaires !
  • le respect du corps est essentiel. "Plus le corps est faible, plus il commande. Plus il est fort, plus il obéit" (Rousseau)
  • Le monde de nos perceptions. "Personne n'a jamais vu la réalité" (Walzlavick). Nous avons 5 sens qui sont limités et en plus nous avons un système de croyances qui nous filtre ce qu'on reçoit de l'environnement... Bref nous sommes forcément bien loin de connaître la vérité, s'il y en a une.
  • Nous sommes seuls à vivre notre propre présent. La lumière de la lune met 1,3s pour nous parvenir. Quand nous voyons quelqu'un, nous avons une vision du passé de lui: 0,000003s après
  • Les mots sont subjectifs. "Le mot chien ne mort pas" (James)
  • Nous ne pouvons pas nous comprendre, nous ne pouvons pas être d'accord car personne n'est capable de percevoir ce que l'autre a perçu.
  • Nous mettons un sens aux événements qui nous arrivent et c'est là que nous choisissons d'être en colère, triste ou heureux. Nous sommes responsables ce que l'on vit. Nous sommes responsables de ce qui nous arrive
  • Chaque homme est à la recherche de plus de plaisir. Pour avoir plus de plaisir, c'est simple, il faut le vouloir.
  • Le bonheur, c'est facile, c'est une décision
  • Le premier pas est la moitié du chemin
  • L'émetteur dans une communication est responsable de la reformulation.
  • C'est dans la réponse qu'on a le sens de la question
  • L'autre est une chance

La phrase qui m'a le plus marqué et qui pour moi est la base du plaisir, c'est "quand on fait quelque chose, on le fait bien". C'est la base de l'ici et le maintenant, être présent dans ce qu'on fait, dans son corps, dans le faire.

Une bien belle soirée qui ne peut pas laisser insensible, une soirée qui a certainement permis à chacun de s'ouvrir sur le monde et sur soi.

Rencontre avec plusieurs coachs

lundi 5 octobre 2009

J'aime bien rencontrer des coachs différents car ça me permet de voir ce que je garde pour moi et ce que je laisse. J'ai l'impression que c'est bien dans la diversité que se nourrit les pratiques du coach. J'ai un mode d'apprentissage dans le mimétisme donc c'est bien en rencontrant des coachs que je peux apprendre quelque chose. Je n'apprends pas tout dans les livres. Le tout est de savoir prendre du recul pour trouver soi-même sa singularité. Et comme me dit souvent un coach, c'est bien une approche cerveau total dans son accompagnement qui est intéressante. Plein de bonnes choses et de belles histoires personnelles à construire via le coaching.

Soirée NLPNL - Approche systémique coopérative

vendredi 2 octobre 2009

J'ai assisté à une première soirée de l'association NLPNL. J'ai connu cette association à partir d'un article de blog d'André de Châteauvieux. La soirée était animée par François Balta sur l'approche systémique coopérative.

Il commence sa présentation en disant qu'on voudrait que dans notre vie, tout aille bien et la vie est pourtant bien un paradoxe: Le bien / le mal, le développement / la régression, le plaisir / la souffrance. La systémique est un outil d'intégration des opposés, on est dans le ET et non dans le OU. François Balta nous parle de l'historique des approches thérapeutiques: thérapies orientées solution, stratégiques, narratives, provocatrices. L'essentiel pour lui est que l'on est dans une COOPERATION à la fois actif et passif en même temps.

    Les phrases qui m'ont interpelé:
  • "vouloir sortir de la contradiction, c'est se mutiler"
  • "la tension nous fait exister"
  • "Comment puis-je définir les autres sans moi, et moi sans les autres ?"
  • "On se regarde par le regard des autres"
  • "le marquage par le corps"
  • "Le sens n'est jamais dans les mots mais dans le lien entre l'objet et le contexte"
  • "Le plus petit changement tripote les valeurs"
  • "Nous avons besoin de vérifier chez les autres nos croyances"
  • "Le plaisir d'exister dans l'acceptation de l'émotion"
  • "Chacun fait de son mieux"
  • "L'estime de soi se construit dans le don"
  • "Le changement c'est aussi ne pas changer"
  • "La liberté de parler, c'est le droit de se taire"
  • "La solution est un problème, le problème est une solution"
  • "Chaque solution vient avec des inconvénients"
  • "Changer pour trouver un meilleur équilibre global"
  • "L'intervenant, thérapeute, coach a un pouvoir d'influence mais ne sait pas comment ça va changer"
  • "Y'a pas de resistance sans insistance"

Après cette intervention, j'ai envie de creuser des sujets comme le cycle du don et l'impermanence

J'ai trouvé très intéressant sa vision des changements de type 1 et type 2, comment puis-je savoir que mon client est un changement de type 2 puisque je suis moins même dans une relation avec mon propre système de croyance, ça n'a pas de sens. De même, parler de niveaux logiques n'a pas de sens, si on admet que tout est circulaire (à l'image de la torsade de papier qui n'a ni début, ni fin, ni pile, ni face)

J'ai apprécié son utilisation d'un langage simple et paradoxal, probablement que j'achèterai son livre La systémique avec les mots de tous les jours. Suite à cette présentation, je remets en cause les outils que j'utilise comme les rôles délégués comme outil, à la fois dans son vocabulaire, dans son application, est-ce vraiment utile ? Est-ce écologique ? Est-ce une solution et un problème ?

J'ai beaucoup appris, surtout que je ne savais rien et que le chemin du coaching est long et probablement jamais terminé !

Between stimulus and response

mercredi 2 septembre 2009

"Between stimulus and response, you have freedom to choose" - Stephen R. Covey - The 7 habits of highly effective people.

Nous n'avons pas la possibilité naturelle de voler comme des oiseaux, de transformer du gaz carbonique en oxygène comme les arbres mais nous avons bien plus de pouvoir que ça, nous sommes libres de choisir, c'est bien ce qui nous différencie des autres êtres vivants.

Un individu, une équipe ou une organisation sont capables de choisir le sens qu'ils veulent donner mais bien souvent ils ne prennent pas cette chance. Scott Peck, dans le chemin le moins fréquenté, nous dit que c'est par paresse que nous refusons de changer, par peur de la souffrance. Prendre conscience de ces émotions, de son intuition, des éléments factuels à chaque décision paraît impossible pour beaucoup.

La base du coaching est bien de permettre cette prise de conscience (ou META) à son coaché. Chaque individu porte en lui toutes les compétences inscrites dans l'inconscient collectif, il peut changer sa vision de la réalité, prendre les opportunités qui lui sont présentées et accepter la difficulté de se remettre en question.

Je constate que c'est souvent les émotions qui nous bloquent ou nous libèrent, apprendre à les ressentir et les accepter est probablement une des première voie vers la prise de conscience et la liberté de choisir dont nous parle Covey.

D'une certaine façon, je n'ai pas l'impression que l'on change vraiment, on reste biologiquement toujours pareil, nous ressentons toujours les mêmes émotions, de la même façon. Ce qui change c'est notre réaction par rapport à une émotion. Une personne stressée dans les transports ne sera plus stressée dans les transports non pas parce qu'elle ne prend plus les transports mais parce qu'elle aura appris à accepter les émotions qu'elle ressent quand elle se trouve près d'autres personnes et à accepter les émotions et les comportements des autres dans ce contexte stressant.

Yin et Yang

J'observe que j'utilise de plus en plus la symbolique du Yin et du Yang dans mes discussions avec les autres et pour moi quand je sens un manque d'équilibre.

La vie parisienne me semble être plutôt Yang:

  • Nous sommes poussés à l'activité, qui se traduit par les transports, le bruit perpétuel, faire du business, une société de consommation où l'on veut tout tout de suite, j'ai un problème il me faut une solution tout de suite. Je m'étonne parfois que mes clients demandent à ce que leur conflits se résolvent en deux heures après une séance de team building alors qu'ils trainent depuis plusieurs années. C'est souvent cette envie d'activité, cette "manie" qui les amènent dans une confusion dans leurs réunions, le séquencement de leur réunion, leur organisation et leur prise de décisions. Cette phrase "Nous n'avons pas le temps" est anxiogène, elle pousse à une dé-responsabilisation. Au mieux, j'explique la loi de Pareto à mes clients que 20% des actions qu'ils vont faire va donner 80% des résultats. Le jeu est donc bien de trouver les bonnes actions à faire et pas d'en faire le plus possible.
  • Nous cherchons la lumière, surtout parce que nous avons peur de l'obscurité. Cette lumière se traduit par les pubs pleines de couleurs, par l'envie de succès sans souffrance, tout doit être simple, clair. Nous devons vivre dans un monde merveilleux qui est irréel. La lumière me fait penser aussi à ce chemin, cette direction bien claire qui ne doit pas changer, le chemin est tout tracé. Et pourtant le chemin est complexe et paradoxal, chaque problème est potentiellement une solution et chaque solution est potentiellement un problème.
  • La raison domine. Nous voulons des chiffres, compter les jours passés. Nous voulons des analyses, comprendre tous les faits, avoir toutes les informations, tout savoir car si nous avons toutes les informations, nous savons tout, nous maîtrisons. Nous pensons que pour chaque situation, il y a une cause précise, c'est la faute de ...
  • L'expansion est partout et voulue. J'en veux toujours plus. Je veux toujours plus de choses nouvelles. Des outils nouveaux, encore plus de technologie...
  • Le masculin domine. Dans mon monde et avec mes œillères, j'observe que même les femmes ont une tendance "Dominatrice" au sens DISC, plus masculine que féminine. Ces femmes s'habillent comme des hommes et se retrouvent parfois à aller en thérapie pour trouver (retrouver) leur féminité. Elles parlent vite, elles donnent des ordres, elles dirigent de façon militaire. Cette tendance pousse même les hommes à devenir plus féminin, sans forcément parler d'homosexualité.
    Le Yin est beaucoup moins visible et apprécié. Il est profond, sombre, obscur, solitaire, flexible, non-manifesté.
  • La profondeur se traduit par une prise de recul, une prise de conscience en se laissant un espace temps plus long pour ressentir progressivement ce qui se passe. Le "Connais toi toi même" de Socrate ne peut se réaliser qu'en profondeur avec le temps. Il est possible que la profondeur soit rendue accessible par la solitude, ce qui nécessite de trouver un espace sans bruit sans doute dans un milieu naturel.
  • La difficulté de se trouver seul est de ressentir de la peur, du vide, de se voir réellement, d'aller vers notre côté obscur. En développant notre Yin, nous sommes bien loin du monde tout beau, tout propre. L'objectif n'est pas de lutter mais de voir, d'accepter et parfois d'agir en toute conscience.
  • Dans le Yin, la flexibilité est présente contrairement au chemin bien tracé du Yang. On se laisse constamment la possibilité de changer mais en tout conscience. C'est frustrant pour notre Yang, ça demande de réfléchir et de prendre une décision.
  • Prendre en compte le non-manifesté, c'est admettre que les choses nous dépassent, c'est admettre la complexité. Ça nous rend humble tout simplement. Le non-manifesté est presque imperceptible. Pour moi, il est relié au phénomène de synchronicité
  • La féminité se traduit par une plus grande douceur, un calme plus important, une maîtrise de ses émotions, ainsi que par une plus grande écoute des autres.

Il faut du Yin et du Yang pour mieux vivre et être dans la réalité. Dans un monde plutôt Yang, il faut donc chercher à développer son Yin: par la méditation (la pratique de la Sophrologie par exemple), les ballades en forêt, la marche lente, le plaisir de cuisiner, d'écouter les autres sans juger et ne rien attendre.

L'éloge de la lenteur

coaching & hygiène de vie from coach & moi et Art de Changer on Vimeo.

Ralentir pourrait être perçu comme de la paresse ou de l'incompétence, c'est pourtant une discipline de chaque instant. Le coaching est avant tout dans l'ici et maintenant. Comment puis-je être présent si je ne suis pas reposé ? Comment puis-je être présent si je n'ai pas nourri mon intuition par la solitude ? Comment puis-je être présent si je ne suis pas à l'écoute de mon corps, de mes émotions et du monde (synchronicité) ? C'est sans doute en cela que l'hygiène du coach est nécessaire...

Et si on en avait tous besoin ?

Le chemin le moins fréquenté

lundi 17 août 2009

Je ne me voyais pas lire ce livre, un livre de psychiatre qui va m'entraîner dans des histoires de patients schizophrènes, névrosés, ... Sachant que j'ai peur de la folie, j'évite. Pourtant ce livre m'a été conseillé et même prêté par une personne en qui j'ai confiance, alors pourquoi pas ? Je crois à la coincidence, je regarde la bibliothèque et voit ce livre qui m'attends. Je commence, j'aime le style simple et direct et puis ça commence, chaque paragraphe fait sens, fait écho à ce que je vis, à mon accompagnement d'équipes. Le livre commence par "La vie est difficile", l'auteur Scott Peck parle de souffrance, de liberté, de responsabilité, de vérité, de réalité. Je viens de finir la page 48. Je feuillette et je vois le titre d'un paragraphe suivant: "La dépression, preuve de santé"... De quoi attisait ma curiosité. En quelques paragraphes, je n'ai jamais été autant "baffé" que depuis ma lecture de 7 habits for effective people. (Étrange, en le relisant, je me souviens que c'est cet article qui m'a relié à Octo). J'en suis déjà transformé, mes confrontations avec les équipes que j'accompagne seront sans doute différentes... Ma relation avec la souffrance aussi... Mon existence... Bref une lecture pour lecteurs en quête de sens. Sans doute un classique à lire.

Posture de partage

Qu'est ce qui va se passer dans le comité de pilotage d'aujourd'hui ? J'en sais rien, je ne prévois rien, je me rends disponible c'est tout. J'arrive en avance pour parler avec différents membres de ce comité de manière empathique. La magie de l'écoute empathique est là, je ne suis pas sur le contenu, plus sur comment les choses sont dites et encore plus sur le sens et la résonance des messages. En quelques minutes de discussion, un mot me vient en tête: "intégration". Intégration de quoi ? Du logiciel, du travail des équipes, des partenaires, intégration des membres de l'équipe dans l'équipe, quel est le lien entre intégration et intégrité ?

Le comité de pilotage commence, l'échange se fait avec une personne en distribué à l'aide d'une webcam. Le partage de la connexion est difficile mais se fait finalement. Les personnes qui étaient partis en vacances raccrochent rapidement les morceaux suite à 30 minutes de partage d'informations. "Les comptes rendus des deux dernières réunions ne m'ont pas été transmis ?". Je me dis, ce comité est lié au partage (comme un précédent était lié au vide).

Le sujet intégration est abordé plusieurs fois, je sens que la confrontation se rapproche, la tension émotionnelle monte, le moment est venu pour confronter et partager ma position.

30 minutes sont accordées pour que chacun partage ses obstacles actuels. Je sors de ma position META habituelle (qui était 10 minutes en fin de réunion) pour entrer dans la confrontation et pose la question: "Qu'est ce qui est intégré maintenant ?", j'ai 1/10 à cette question. Le choc est là et d'autres questions toutes aussi lourdes s'ensuivent. "Que retire t'on pour tenir le délai ?", pour la première fois depuis le début, cette question est enfin posée, la réalité est enfin acceptée: "Nous n'arriverons pas à faire tout ça dans les temps impartis, nous devons trouver une solution".

Et tic (comme déclic, le changement arrive soudainement), la co-construction peut enfin avoir lieu. Nous acceptons la réalité, la complexité et la difficulté. 5 questions profondes en tout à résoudre en 30 minutes. Cette équipe l'a fait. Le plan d'actions sera suivi.

La posture du coach peut (doit ?) changer au cours du coaching, une posture d'observateur au début, avec des feedbacks sur le fonctionnement de l'équipe, puis une posture plus de confrontation, une fois que la confiance avec l'équipe est là. L'équipe peut alors profiter de l'intuition du coach, de sa vision systémique pour aller encore plus loin et dépasser ses peurs et ses angles morts.

Je pense à la loi de Pareto et me dis que cette équipe vient de faire les 20% qu'elle devait faire pour atteindre son objectif jusqu'ici inatteignable.

Se détacher de l'objectif

lundi 10 août 2009

J'ai pratiqué le tennis en compétition pendant longtemps. Beaucoup de tennis men vous dirons qu'ils ont "peur de perdre". Après chaque point perdu, c'est la remise en cause, pourquoi ai-je mis cette balle dehors ? Et plus on se pose la question, plus on perd de points. Pendant longtemps j'ai pratiqué le tennis de cette façon, mes progrès étaient lents et surtout cela me procurait beaucoup de frustration. Un jour, j'ai compris que ce n'était pas que les balles soient fautes qui étaient importants, c'était que je reste concentré. Rester concentré m'apportait plus de bien-être, me permettait de me détacher de l'objectif et paradoxalement de l'atteindre plus facilement. Je me concentrais donc sur les coutures de la balle de tennis ou sur le fait que chaque balle devait être 1 mètre au dessus du filet.

Certaines équipes vivent la même chose, elles sont bloquées car elles n'acceptent pas de faire des erreurs, elles sont bloquées au point de ne plus faire du tout. Souvent, il est nécessaire de détacher l'équipe de son objectif pour qu'elle se transforme. C'est un instant qui lui permet de lâcher prise, de prendre conscience de son potentiel, de se libérer et de revenir à la réalité dans un tout autre état d'esprit où l'obstacle n'existe plus. Ceci peut être activé en faisant jouer l'équipe sur autre chose par une activité sollicitant son cerveau droit (dessin, histoires, photos, émotions, construction, peintures, ...) et lui demandait de faire le lien avec ce qu'elle vit en ce moment sur son projet. "Nous avons tel obstacle dans le projet". "Humm, il me semble que vous l'avez levé pendant le jeu ?"... Tic

Le sens

lundi 3 août 2009

J'accompagne une équipe projet dans son développement. Cette équipe fait des progrès extraordinaires en l'espace de deux semaines. Deux équipes qui ne se parlaient pas se parlent et choisissent collectivement qu'est ce qu'ils vont faire pour dans un mois. L'énergie est au rendez-vous et tout semble être parti pour le mieux. L'équipe affronte ses peurs et les dépasse. Le comité projet qui a lieu toutes les semaines fait de réels progrès, les rôles sont délégués, plan d'actions, gestion des risques... Et pourtant il manque quelque chose, je suis en META dans une réunion de ce comité et là je ne prends aucune note sur mon carnet de notes, la page devient vide. Coïncidence ou phénomène de synchronicité, la place du PDG présent habituellement est vide, il est parti en vacances. Dans cette réunion, je ne reçois plus l'énergie habituelle, encore du vide... Du coup, je me demande à quoi sert cette réunion et là je ressent encore du vide, quel est le sens à tout ça ? A quoi ça sert ? Pour quoi faire ? J'exprime mon ressenti à l'équipe et lui demande un retour, je n'ai pas de réponse hormis le fait qu'ils sont rassurés de voir que les choses avancent.

Le responsable absent (le PDG) porte le sens, un sens qu'il n'a pas partagé et qui reste caché comme un trésor perdu dans les profondeurs. Bien que l'équipe est une vision du produit à construire, tout parait vide, presque irréel.

Le sens nourrit, fait vivre et il ne serait en être autrement. Sans sens, une équipe ne peut pas se dépasser. Au delà de son objectif, le sens est sa finalité